Plus-value absolue : caractéristiques et exemples

Dernière mise à jour: Février 22, 2024
Auteur: y7rik

La plus-value absolue est un concept développé par Karl Marx qui désigne la différence entre la valeur du travail produit par le travailleur et la valeur qu'il perçoit sous forme de salaire. Dans ce système, le capitaliste exploite le travailleur en exigeant plus de temps de travail que nécessaire pour produire la valeur de ses moyens de subsistance, s'appropriant ainsi le surplus sous forme de profit.

Dans ce contexte, la plus-value absolue est obtenue en allongeant la journée de travail sans augmentation proportionnelle du salaire, ce qui entraîne une exploitation accrue du travailleur. Prenons l'exemple d'un travailleur embauché pour une journée de 8 heures, mais contraint de travailler 12 heures par jour sans rémunération supplémentaire, la valeur ajoutée générée pendant ces heures étant récupérée par l'employeur sous forme de profit.

Cette pratique est courante dans de nombreux secteurs de l'économie et constitue l'une des formes d'exploitation du travail que Marx a critiquées dans sa théorie. La plus-value absolue est l'un des piliers du système capitaliste, où la recherche du profit prime souvent sur les droits et le bien-être des travailleurs.

Exemples de la manière dont fonctionne la plus-value dans la pratique pour les travailleurs.

Lorsque nous parlons de plus-value absolue, nous faisons référence à la forme la plus classique d'exploitation du travail dans la société capitaliste. Dans ce système, les travailleurs sont rémunérés pendant une certaine période, mais la valeur qu'ils produisent pendant cette période excède la valeur de leur propre force de travail. Autrement dit, l'employeur tire profit du travail de l'employé, car il le paie moins que la valeur réelle de ce qui a été produit.

Un exemple clair du fonctionnement pratique de la plus-value pour les travailleurs est le cas d'une usine où les ouvriers sont embauchés pour travailler 8 heures par jour. Supposons que, durant cette période, ils produisent des biens d'une valeur de 100 R$, mais que leurs salaires cumulés ne s'élèvent qu'à 40 R$. Dans ce cas, les ouvriers ont généré un surplus de 60 R$ pour l'employeur, ce qui constitue la plus-value.

Un autre exemple serait celui d'un cabinet comptable qui embauche des professionnels pour travailler 40 heures par semaine, mais qui leur verse un salaire inférieur à la valeur totale des services fournis. Dans ce cas, la différence entre la valeur du travail effectué et le salaire perçu constitue la plus-value obtenue par l'employeur.

En bref, la plus-value absolue est une pratique courante dans les relations de travail : les travailleurs produisent plus qu'ils ne reçoivent en retour, générant ainsi des profits pour les employeurs. Il est important de comprendre ce concept pour lutter pour des conditions de travail plus justes et plus équitables.

Comprendre comment fonctionne la plus-value absolue dans l’exploitation du travail.

La plus-value absolue est une forme d'exploitation du travail qui se produit lorsque les travailleurs sont contraints de travailler au-delà de ce qui est nécessaire pour produire la valeur équivalente à leur salaire. Dans ce système, l'employeur s'approprie le temps de travail excédentaire du salarié, générant ainsi des profits sans augmenter les coûts de production.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de la plus-value absolue, il est important de comprendre que la valeur du travail est déterminée par le temps nécessaire à la production des biens ou des services qui assurent la survie du travailleur et de sa famille. Cependant, le travailleur est contraint de travailler au-delà de ce temps nécessaire, générant ainsi une plus-value que l'employeur s'approprie sous forme de profit.

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Un exemple clair de plus-value absolue est celui d'un travailleur qui travaille huit heures par jour, mais dont le salaire équivaut à seulement six heures de travail nécessaires pour produire la valeur de sa force de travail. Les deux heures supplémentaires travaillées par le salarié constituent une plus-value que l'employeur s'approprie sous forme de profit.

La plus-value absolue est donc une forme d'exploitation du travail fondée sur l'allongement des heures de travail au-delà du nécessaire, générant ainsi des profits pour l'employeur sans augmenter les coûts de production. Il est important de prendre conscience de ce mécanisme d'exploitation afin de garantir des conditions de travail décentes à tous les travailleurs.

Les deux types de plus-value abordés par Marx : absolue et relative.

La théorie de la plus-value est un concept fondamental de l'œuvre de Karl Marx, expliquant comment les capitalistes obtiennent des profits en exploitant le travail des travailleurs. Marx a identifié deux principaux types de plus-value : absolue et relative.

La plus-value absolue se produit lorsque les capitalistes augmentent les heures de travail des travailleurs sans augmenter proportionnellement les salaires. Cela signifie que les travailleurs produisent davantage de biens sur une période plus longue, générant ainsi davantage de profits pour les capitalistes. Un exemple serait un employeur exigeant de ses employés qu'ils travaillent plus longtemps sans les rémunérer en heures supplémentaires.

En revanche, la plus-value relative se produit lorsque les capitalistes augmentent la productivité du travail, réduisant ainsi le temps nécessaire à la production d'une marchandise. Cela se traduit par une production accrue de biens en moins de temps, augmentant ainsi la plus-value obtenue. Un exemple de cela serait l'introduction de nouvelles technologies ou méthodes de production accélérant le processus de travail.

En bref, la plus-value absolue est liée à l'allongement de la journée de travail, tandis que la plus-value relative est liée à l'intensification et à l'augmentation de la productivité du travail. Ces deux types de plus-value constituent des formes d'exploitation du travail des travailleurs par les capitalistes et constituent des aspects centraux de la critique marxienne du système capitaliste.

La caractérisation de la plus-value par Karl Marx : analyse fondamentale de l'exploitation capitaliste.

La théorie de la plus-value, développée par Karl Marx, est une analyse fondamentale de l'exploitation capitaliste. Marx définit la plus-value comme la valeur ajoutée créée par le travail des travailleurs, qui ne leur est pas versée, mais qui est appropriée par les propriétaires des moyens de production. Autrement dit, il s'agit de la différence entre la valeur produite par le travailleur et la valeur qui lui est versée sous forme de salaire.

Pour Marx, la plus-value est l'essence même de l'exploitation capitaliste, car c'est grâce à elle que les capitalistes parviennent à accumuler des richesses au détriment du travail des ouvriers. La plus-value peut être obtenue de deux manières : la plus-value absolue et la plus-value relative.

La plus-value absolue se produit lorsque les capitalistes augmentent les heures de travail des salariés sans augmenter leurs salaires. Autrement dit, les travailleurs produisent plus de valeur que nécessaire pour reproduire leur force de travail, générant ainsi un surplus que les employeurs s'approprient.

Un exemple clair de plus-value absolue est celui d'une usine qui oblige ses employés à effectuer des heures supplémentaires sans les rémunérer correctement. De cette façon, les travailleurs génèrent plus de valeur que nécessaire pour couvrir leurs salaires, générant ainsi des profits supplémentaires pour les propriétaires de l'entreprise.

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La caractérisation de la plus-value par Karl Marx est donc essentielle pour comprendre la dynamique de l'exploitation capitaliste et les contradictions inhérentes au système économique actuel. L'analyse de la plus-value absolue nous aide à comprendre comment les travailleurs sont exploités et comment le capital s'accumule entre les mains d'une minorité privilégiée.

Plus-value absolue : caractéristiques et exemples

La plus-value absolue correspond au gain obtenu en allongeant la journée de travail. C'est l'une des techniques utilisées par les employeurs pour accroître les profits tirés du travail des employés. Le recours à la plus-value absolue a connu son apogée aux débuts du capitalisme, lorsque le travail manuel prédominait encore dans les entreprises.

Marx soutenait que, dans une économie capitaliste, des processus systématiques rendaient la valeur de la force de travail inférieure à la valeur créée au cours de la journée de travail. Le premier de ces processus était l'allongement de la durée du travail au-delà des niveaux préindustriels, jusqu'à douze ou quatorze heures par jour.

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Cet allongement de la journée, appelé plus-value absolue, était la principale source de profit lors des premières incursions de la production capitaliste dans le secteur économique. Durant cette phase, la technologie de production était relativement statique, reposant encore sur l'outillage manuel.

La véritable révolution de la production est venue avec la mécanisation, qui a permis la génération d'une plus-value relative. Les capitalistes individuels étaient incités à introduire de nouvelles machines, car cela leur conférait un avantage concurrentiel.

Traits

La génération de plus-value absolue s'obtient en prolongeant la journée de travail au-delà du point où le travailleur est limité à produire ce qui correspond à la valeur de sa force de travail, en effectuant ce travail supplémentaire dont l'employeur profite.

Cette tendance était la principale au début du capitalisme, mais elle est toujours importante aujourd’hui, même dans de nombreuses formations sociales dominées par l’impérialisme.

La création de plus-value absolue correspond à la productivité du travail social, qui est la valeur de la force de travail. Ce terme est utilisé pour démontrer que l'extraction d'un surplus est l'essence même de l'accumulation du capital.

Dans la plus-value absolue, la journée de travail apparaît divisée d’avance en deux fragments : le travail nécessaire et le surtravail.

Cette plus-value est dite absolue car elle constitue la seule forme productive d'accumulation du capital. Jusqu'à présent, l'histoire n'a produit aucune forme supplémentaire de plus-value productive.

Intensifier le travail

La création de plus-value absolue implique une augmentation de la valeur totale produite, généralement en augmentant les heures de travail des travailleurs, mais aussi en intensifiant le travail effectué, en limitant les pauses, en supervisant la gestion, etc.

Étant donné que cet excédent est basé sur l’incitation des travailleurs à dépenser bien plus de force de travail que nécessaire pour le soutenir, il doit y avoir une hégémonie capitaliste de superstructures politiques et idéologiques pour imposer cette relation entre le capital et le travail.

Augmenter l’intensité du travail dans les entreprises, ce qui équivaut à allonger la journée de travail, est une manière d’obtenir de la plus-value absolue.

À mesure que la consommation de main-d'œuvre augmente, elle augmente par unité de temps. Par conséquent, la quantité de travail non rémunéré, assumée par l'employeur, augmente en valeur absolue.

Les moyens fondamentaux dont disposent les employeurs pour imposer une consommation maximale possible de la main-d'œuvre comprennent :

– L’allongement de la journée de travail.

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– Fixer les salaires de manière à ce que les travailleurs soient obligés de travailler plus longtemps.

Limites

Actuellement, les employeurs cherchent à obtenir une plus-value absolue en recourant au travail effectué en heures supplémentaires, en mettant en œuvre une journée de travail étonnamment longue pour la plupart des travailleurs, en plus d'augmenter considérablement l'intensité du travail à effectuer pendant cette période.

Cette forme d’augmentation des plus-values ​​est limitée dans son utilité, car elle a des limites naturelles, comme 24 heures par jour, mais aussi des limites sociales, comme le bien-être motivationnel de la population active.

L'accumulation capitaliste de la plus-value absolue est limitée par la nécessité de préserver la classe ouvrière. L'histoire enseigne constamment, avec éloquence, la flexibilité de cette limite.

Dès que la concurrence s’introduit dans le monde du travail, et si l’organisation de la classe ouvrière est faible, le rapport de force devient tout à fait défavorable à la classe ouvrière.

Au contraire, la résistance organisée de la classe ouvrière peut réduire la capacité des capitalistes à accumuler la plus-value absolue.

vision marxiste

Selon Marx, la plus-value absolue s'obtient en augmentant le temps de travail par travailleur au cours d'une période comptable. Marx parle principalement de la durée de la journée ou de la semaine de travail, mais aujourd'hui, l'accent est mis sur le nombre d'heures travaillées par an.

La génération de plus-value est directement liée au taux d’exploitation des travailleurs sur le lieu de travail : plus-value totale divisée par les salaires.

Lorsque l’industrie mécanisée à grande échelle est apparue et s’est développée, il est devenu possible d’augmenter la plus-value principalement en augmentant la productivité du travail.

C’est la base générale sur laquelle repose le système capitaliste et c’est aussi le point de départ de la génération de plus-value relative.

Dans une lutte tenace pour réduire les heures de travail, les travailleurs ont réussi à faire en sorte que cela soit considérablement défini par la loi dans les pays capitalistes avancés.

Ainsi, le 1er mai, avec la lutte de la classe ouvrière pour la journée de travail de huit heures, fut une lutte populaire et démocratique.

Exemples

Supposons qu'il faille quatre heures de travail pour fabriquer un produit. L'employeur embauche donc un travailleur pour huit heures.

Au cours de cette journée, le travailleur produit deux unités de ce produit. Cependant, le capitaliste ne paie que le montant correspondant à une unité, le reste correspondant à la plus-value créée par le travailleur.

Exemple graphique

La plus-value absolue se produit lorsque l'employeur prolonge la journée de travail du travailleur de, par exemple, dix heures à onze heures, l'obligeant à travailler une heure supplémentaire, qui est ensuite appropriée par le capitaliste.

Supposons que la valeur totale produite en 10 heures de travail soit divisée de manière égale : 5 heures pour la valeur de la force de travail (V) et 5 heures pour la prime (P).

En prolongeant la journée de travail d'une heure supplémentaire, une plus-value supplémentaire (p') est également générée ; l'entrepreneur gagne ce qui a été produit en 6 heures de travail, au lieu des 5 heures qu'il gagnait auparavant, comme on peut le voir sur l'image :

Références

  1. Klaas V. (2013). Plus-value absolue et relative. Anti-impérialisme. Récupéré de : anti-imperialism.org.
  2. Jan Makandal (2015). Deux formes de plus-value. Récupéré de : koleksyon-inip.org.
  3. Eumed (2019). Dictionnaire d'économie politique. Consulté sur : eumed.net.
  4. Webdianoia (2018). Karl Marx. Tiré de : webdianoia.com.
  5. Boxe (2011). Goodwill. Récupéré de : descuadrando.com.